L’essentiel

Crustacés terrestres et non insectes, les cloportes ne survivent qu’avec une hygrométrie élevée : leur présence trahit une fuite, une condensation ou une infiltration à traiter. Terre de diatomée le long des plinthes, huiles essentielles de menthe poivrée ou d’eucalyptus et vinaigre blanc réduisent la population. Ventilation quotidienne et colmatage des fissures empêchent leur retour.

Il est fréquent de découvrir de petits crustacés terrestres, les cloportes, dans nos logements, particulièrement dans les zones humides.

Souvent perçus comme des nuisibles, leur présence signale avant tout un déséquilibre hygrométrique qu’il est essentiel de corriger. Cet article vous aide à comprendre pourquoi ils apparaissent et comment y remédier durablement.

Identifier les cloportes dans votre logement

Les cloportes sont des crustacés terrestres, reconnaissables à leur carapace segmentée et leurs antennes. Ils préfèrent l’humidité et la matière organique, se distinguant des insectes rampants classiques comme les cafards. Leur présence signale souvent un déséquilibre hygrométrique dans votre habitation.

Qui sont ces petites créatures ?

Ce sont des crustacés, qui ont évolué pour vivre hors de l’eau. Ils respirent grâce à des structures similaires à des branchies modifiées. Ils ont su s’adapter à l’environnement terrestre. Ils ont un besoin constant d’humidité pour survivre.

Leur aspect et comportement typique

Leur corps est segmenté, souvent de couleur grise ou brune. Ils portent deux antennes sur leur tête. Leur carapace offre une protection contre la déshydratation. Principalement nocturnes, leur comportement est dicté par une recherche constante d’humidité. Ils fuient la lumière et les environnements secs. Ils se nourrissent de matières organiques en décomposition.

Cloportes ou autres nuisibles : savoir les distinguer

Il faut établir une distinction claire avec les cafards ou les araignées. Les cloportes ont une forme plus arrondie et moins aplatie. Ils ne possèdent pas les longues antennes des cafards. Rappelons qu’ils sont des crustacés, pas des insectes. Leur mode de locomotion est différent. Ils rampent plus lentement et de manière plus rigide. Cette observation attentive vaut pour tous les indésirables, y compris lorsqu’il faut identifier un frelon asiatique.

Comprendre les causes de leur présence

Mais comprendre leur présence, c’est déjà agir.

Le lien indéfectible avec l’humidité

L’hygrométrie élevée est leur principal attrait. Les cloportes ont besoin d’un taux d’humidité ambiante très élevé pour respirer. Un environnement trop sec leur est fatal.

Identifiez les sources d’humidité courantes. Pensez aux fuites d’eau non réparées. La condensation dans les pièces mal ventilées est aussi un facteur clé. Vérifiez également les infiltrations par les murs ou le toit. En immeuble partagé, la question devient vite collective, en particulier quand il faut s’entendre sur la réfection d’une toiture commune.

Les zones de prédilection dans votre maison

Les caves et sous-sols sont des refuges classiques. Les salles de bain et cuisines, souvent humides, les attirent aussi. Ils aiment les endroits sombres et peu passants.

Ils recherchent les recoins mal ventilés où l’air stagne. Les derrière les appareils électroménagers ou sous les éviers sont des lieux de choix. Cherchez dans les espaces confinés et humides de votre logement.

La nourriture : matière organique en décomposition

Ils jouent un rôle écologique de décomposeurs. Leur alimentation se compose principalement de matières organiques en décomposition. Ils contribuent ainsi au recyclage dans la nature.

Les débris végétaux, feuilles mortes ou moisissures sont des sources d’attraction. Ils trouvent dans ces éléments la nourriture nécessaire à leur survie. Un environnement riche en matière organique leur offre un garde-manger idéal.

Éliminer les cloportes avec des solutions naturelles

Heureusement, il existe des méthodes efficaces et respectueuses de l’environnement pour s’en débarrasser.

La terre de diatomée : un allié discret

La terre de diatomée agit par dessiccation. Ses micro-particules abrasent la carapace des cloportes. Cela entraîne une déshydratation rapide et fatale.

Appliquez-la en fine poudre. Saupoudrez-la le long des plinthes et dans les joints. Les fissures murales et les coins sombres sont aussi des zones à traiter. Veillez à ne pas en mettre là où vous manipulez des aliments.

Les huiles essentielles pour repousser naturellement

Certaines huiles essentielles sont particulièrement efficaces. Celles de menthe poivrée, de citronnelle ou d’eucalyptus sont réputées. Elles dégagent des odeurs que les cloportes détestent.

Utilisez un diffuseur d’huiles essentielles dans les zones infestées. Vous pouvez aussi créer un spray répulsif. Mélangez quelques gouttes avec de l’eau et un peu de vinaigre blanc dans un vaporisateur.

Le vinaigre blanc, un nettoyant aux vertus répulsives

Le vinaigre blanc perturbe leur environnement. Son acidité forte les dérange profondément. Il masque également les odeurs qui pourraient les attirer.

Utilisez-le pur pour nettoyer les sols et les surfaces. Insistez sur les plinthes et les coins de pièce. Il aide à éliminer les traces et les résidus organiques qui leur servent de nourriture.

Créer des pièges maison simples

Créez des pièges écologiques et faciles à réaliser. Un rouleau de carton humidifié placé dans un coin peut les attirer. Les coquilles de fruits, comme les agrumes, peuvent aussi servir de leurre.

Les cloportes chercheront refuge dans ces éléments. Le lendemain matin, videz le piège à l’extérieur. Vous pouvez ensuite le réutiliser. C’est une méthode douce pour réduire leur population.

Prévenir leur retour et gérer l’humidité

L’importance d’une bonne aération

Une ventilation adéquate est la clé pour abaisser l’hygrométrie. L’air circulant empêche l’humidité de s’installer. Cela rend votre logement moins accueillant pour les cloportes.

Utilisez votre VMC régulièrement. Ouvrez grand les fenêtres chaque jour, même en hiver. Un simple courant d’air peut faire une grande différence. Pensez aussi à aérer la salle de bain après chaque douche.

Diagnostiquer et traiter l’humidité structurelle

Repérez les signes d’humidité persistante. Les remontées capillaires dans les murs sont un problème majeur. Les infiltrations d’eau par les fondations sont aussi à surveiller.

Réparer les défauts d’étanchéité est essentiel. Assurez-vous que votre maison est bien protégée des intempéries. Un professionnel pourra vous aider à identifier et corriger ces problèmes structurels.

Gérer les espaces extérieurs et les déchets

L’entretien des abords de la maison est important. Éloignez les feuilles mortes et les débris végétaux des fondations. Un compost bien géré limite les zones d’attraction.

Stockez votre bois de chauffage loin des murs de la maison. Ce tas de bois peut devenir un refuge idéal. Assurez-vous que le bois est bien sec avant de le rentrer. Un tas mal ventilé peut aussi tourner au problème sanitaire, avec la mérule qui s’installe sur le bois.

Colmater les points d’entrée potentiels

Scellez toutes les fissures et les joints de plinthes. Ces petites ouvertures sont des portes d’entrée faciles. Rendez l’accès à votre intérieur plus difficile pour eux.

Inspectez régulièrement les seuils de portes et fenêtres. Assurez-vous qu’il n’y a pas d’espaces où ils pourraient s’infiltrer. Un mastic ou un joint neuf peut faire toute la différence.

Reconnaître ces crustacés terrestres est une première étape. Leur présence signale souvent un déséquilibre hygrométrique. En agissant sur l’humidité et la ventilation, vous créez un environnement plus sain, éloignant ainsi ces auxiliaires discrets de votre foyer.